Salle de soins du cabinet KinéO2 avec table de rééducation et appareil d'ondes de choc

Blog Kinés Paris

Fasciite plantaire ou épine calcanéenne : le traitement kiné qui marche (protocole 2026)

12 min de lecture

La fasciite plantaire — aussi appelée aponévrosite plantaire — est une souffrance de la membrane fibreuse qui soutient la voûte du pied, et la première cause de douleur sous le talon chez l'adulte. On estime qu'environ 1 adulte sur 10 en souffrira au cours de sa vie, en particulier les coureurs, les personnes travaillant debout et les 40-60 ans. Bonne nouvelle : elle guérit dans la grande majorité des cas sans chirurgie ni infiltration, à condition de suivre un traitement structuré.

Cet article détaille ce que fait concrètement le kinésithérapeute séance après séance : gestion de la charge, étirements, renforcement progressif du mollet, place des ondes de choc et de la balnéothérapie. Il clarifie aussi d'emblée la confusion la plus fréquente : l'épine calcanéenne visible à la radio n'est pas la cause de votre douleur, mais une conséquence radiologique des tractions répétées sur l'os du talon.

TL;DR — l'essentiel à retenir

  • Fasciite plantaire = aponévrosite plantaire : douleur sous le talon, typique aux premiers pas du matin.
  • L'épine calcanéenne est une conséquence radiologique, pas la cause : on ne l'opère quasiment jamais.
  • Traitement de référence : gestion de la charge + étirements + renforcement progressif du mollet.
  • Ondes de choc en complément dans les formes chroniques (plus de 3 mois).
  • Guérison dans plus de 80-90 % des cas sans chirurgie, mais souvent en 6 à 12 mois.

Une douleur sous le talon qui traîne ?

Nos kinésithérapeutes du sport établissent un bilan complet et un protocole progressif, avec ondes de choc au cabinet KinéO2 au Perreux-sur-Marne lorsque l'indication le justifie.

Fasciite, aponévrosite, épine calcanéenne : de quoi parle-t-on ?

Fasciite plantaire, aponévrosite plantaire et fasciopathie plantaire désignent la même chose : une souffrance de l'aponévrose plantaire, la lame fibreuse tendue sous le pied. L'épine calcanéenne, elle, est une image radiologique secondaire, pas une maladie en soi.

L'aponévrose plantaire, un « hauban » sous le pied

L'aponévrose plantaire (ou fascia plantaire) est une bande de tissu fibreux qui relie le calcanéum — l'os du talon — à la base des orteils. Elle soutient la voûte plantaire comme un hauban et encaisse, à chaque pas, des tractions équivalentes à plusieurs fois le poids du corps. Quand la charge dépasse durablement ses capacités d'adaptation, son insertion sur le talon devient douloureuse. Le terme « fasciite » suggère une inflammation ; en réalité, dans les formes chroniques, il s'agit surtout d'une dégénérescence du tissu, comparable à celle des tendinopathies. Cela explique pourquoi le repos complet ne suffit pas : le tissu doit être rechargé progressivement pour cicatriser.

L'épine calcanéenne : une conséquence, pas la cause de la douleur

L'épine calcanéenne (ou épine de Lenoir) est une petite excroissance osseuse visible sur la radiographie, à l'endroit où l'aponévrose tire sur le calcanéum. Elle se forme sur des années, en réaction aux tractions répétées. Deux faits doivent vous rassurer :

  • De nombreuses personnes ont une épine calcanéenne à la radio sans aucune douleur ;
  • On peut souffrir d'une fasciite plantaire sévère sans aucune épine visible.

Ce n'est donc pas l'épine qui « pique » dans le talon : c'est l'aponévrose qui souffre à son insertion. Le traitement ne consiste presque jamais à retirer l'épine, mais à redonner à l'aponévrose la capacité de supporter la charge.

Sources : Ameli.fr, « Syndrome douloureux du talon » ; Journal of Orthopaedic & Sports Physical Therapy (JOSPT), recommandations de pratique clinique « Heel Pain — Plantar Fasciitis » (révision 2023).

Comment savoir si c'est une fasciite plantaire ?

Le signe le plus typique est la douleur sous le talon aux premiers pas du matin, qui s'atténue à l'échauffement puis revient après un effort prolongé. Le diagnostic est avant tout clinique : l'imagerie n'est pas nécessaire d'emblée.

Les symptômes typiques

  • Douleur sous le talon, souvent en dedans (face interne), parfois irradiant vers la voûte plantaire ;
  • Dérouillage matinal : les premiers pas au lever sont les plus douloureux, puis la douleur s'estompe en quelques minutes ;
  • Même phénomène après une station assise prolongée (voiture, bureau) ;
  • Douleur qui réapparaît ou s'aggrave après un effort long : randonnée, footing, journée debout ;
  • Palpation douloureuse du bord interne du talon, majorée quand on relève les orteils (mise en tension de l'aponévrose).

Ce que le bilan kiné élimine

Toutes les douleurs de talon (talalgies) ne sont pas des fasciites. Le bilan kiné écarte les autres diagnostics : fracture de fatigue du calcanéum (douleur à la compression de l'os, fréquente chez le coureur en surcharge), tendinopathie d'Achille (douleur derrière le talon et non dessous — voir notre guide sur la tendinite du coureur et son traitement kiné), atteinte du coussinet graisseux ou irritation nerveuse (brûlures, fourmillements). En cas de doute, le kinésithérapeute vous réoriente vers votre médecin pour une imagerie ciblée — notre article quand consulter un kiné du sport après une blessure détaille ces situations.

Qu'est-ce qui provoque une fasciite plantaire ?

La fasciite plantaire est une pathologie de surcharge : elle apparaît quand les contraintes imposées à l'aponévrose dépassent durablement ses capacités d'adaptation. Plusieurs facteurs de risque se combinent le plus souvent.

  • Augmentation trop rapide de l'activité : reprise de la course à pied, hausse brutale du kilométrage, préparation d'une course, nouvelle activité debout ;
  • Station debout prolongée sur sols durs (métiers de la vente, du soin, de la restauration) ;
  • Surpoids : chaque kilo supplémentaire augmente la traction sur l'aponévrose à chaque pas ;
  • Raideur du mollet et de la chaîne postérieure : une flexion de cheville limitée reporte les contraintes sur l'aponévrose ;
  • Morphologie du pied : pied très plat ou très creux ;
  • Chaussures inadaptées : usées, trop rigides, ou changement brutal de type de chaussure (passage soudain au minimalisme, par exemple) ;
  • Âge : pic de fréquence entre 40 et 60 ans, quand le tissu perd en élasticité.

Chez le coureur, la fasciite plantaire appartient à la même famille que les tendinopathies : une erreur de progression dans l'entraînement en est la cause la plus fréquente. Le bilan kiné passe donc en revue volume d'entraînement, chaussage et appuis.

Sources : Ameli.fr, « Syndrome douloureux du talon » ; JOSPT, « Heel Pain — Plantar Fasciitis: Clinical Practice Guidelines » (facteurs de risque : indice de masse corporelle élevé, raideur de cheville, station debout prolongée).

Est-ce qu'une fasciite plantaire se guérit ?

Oui : plus de 80 à 90 % des fasciites plantaires guérissent avec un traitement conservateur bien conduit, sans chirurgie. La contrepartie, c'est le temps : comptez souvent 6 à 12 mois pour une forme installée, avec une amélioration progressive et quelques hauts et bas.

Cette lenteur s'explique par la nature du tissu : une aponévrose dégénérative se reconstruit lentement, comme un tendon. Deux erreurs prolongent l'évolution :

  • Le repos complet prolongé : il soulage à court terme mais déconditionne le tissu, et la douleur revient dès la reprise ;
  • L'arrêt des exercices dès que la douleur diminue : l'aponévrose n'a pas encore récupéré sa capacité de charge, la rechute est fréquente.

La stratégie gagnante : doser la charge, puis la réaugmenter progressivement, sous contrôle de la douleur. C'est ce que structure le protocole ci-dessous.

Comment se débarrasser de la fasciite plantaire ? Le protocole kiné étape par étape

Le traitement kiné suit trois phases : calmer la douleur et ajuster la charge, puis recharger progressivement l'aponévrose par le renforcement, enfin réintroduire la course et les activités prolongées. Voici ce qui se passe concrètement, séance après séance.

Phase Durée indicative Objectifs Contenu des séances Fréquence
Phase 1
Calmer
S1 à S4 Réduire la douleur matinale, ajuster la charge, comprendre la pathologie Bilan, éducation, massages et mobilisations, étirements doux, taping, conseils chaussage 1 à 2 fois / sem
Phase 2
Recharger
S4 à S12 Redonner à l'aponévrose sa capacité de charge Renforcement progressif du mollet et du pied, étirements, ondes de choc si forme chronique, balnéothérapie si appui douloureux 1 à 2 fois / sem
Phase 3
Reprendre
M3 à M6 Réintroduire course, randonnée, journées debout sans rechute Renforcement en charge, pliométrie légère, plan de reprise de course par paliers, prévention des récidives 1 fois / sem puis espacement

Phase 1 (semaines 1 à 4) : calmer la douleur et ajuster la charge

La première séance est consacrée au bilan : histoire de la douleur, palpation, flexion de cheville, chaussage, activités. Le kinésithérapeute fixe avec vous une règle de charge simple : les activités qui maintiennent la douleur sous 3-4/10 et ne l'aggravent pas le lendemain matin sont autorisées ; les autres sont aménagées, rarement supprimées. Les séances suivantes associent massages et mobilisations, étirements doux du mollet et de l'aponévrose, parfois un taping de soutien de la voûte. Le baromètre de suivi : l'intensité de la douleur aux premiers pas du matin.

Salle de soins du cabinet KinéO2 au Perreux avec table de kinésithérapie électrique et mur orange
Les séances de la phase 1 (bilan, massages, mobilisations) se déroulent en salle de soins, sur table de kinésithérapie.

Phase 2 (semaines 4 à 12) : recharger l'aponévrose par le renforcement

C'est le cœur du traitement, et ce qui distingue un protocole moderne des « recettes » à base d'étirements seuls. La recherche a montré qu'un renforcement progressif en charge du mollet et du pied — montées sur pointe lentes, orteils surélevés sur une serviette roulée pour tendre l'aponévrose — donne de meilleurs résultats à moyen terme que les étirements isolés. Le kinésithérapeute fait évoluer l'exercice toutes les 1 à 2 semaines : deux jambes, puis une jambe, puis avec charge additionnelle, sur un tempo lent. Les séances au cabinet servent à contrôler la technique et doser la progression ; entre les séances, vous répétez le programme un jour sur deux à la maison. Ondes de choc et balnéothérapie, détaillées ci-dessous, s'intègrent à cette phase si l'indication le justifie.

Phase 3 (mois 3 à 6) : réintroduire la course et les activités longues

Quand la douleur matinale a disparu et que la montée sur pointe unipodale est solide et indolore, la reprise progressive commence : alternance marche-course par paliers pour le coureur, augmentation graduelle des journées debout, réintroduction de la pliométrie légère (petits sauts, corde à sauter). Toute douleur matinale qui réapparaît signale un palier trop ambitieux, qu'on ajuste sans dramatiser.

Plateau de réathlétisation KinéO2 avec espalier, échelle d'agilité peinte au sol et ballons de gym
En phase 3, le travail d'appuis et de pliométrie légère se fait sur plateau de réathlétisation, comme ici chez KinéO2.

Sources : Rathleff et al., Scandinavian Journal of Medicine & Science in Sports (2015), essai randomisé comparant renforcement en charge élevée et étirements dans la fasciite plantaire ; JOSPT, recommandations de pratique clinique « Heel Pain — Plantar Fasciitis ».

Envie d'un protocole encadré plutôt que d'essais-erreurs ?

Bilan complet, programme de renforcement personnalisé et ondes de choc au cabinet KinéO2, au Perreux-sur-Marne. Séances sur prescription médicale, prises en charge par l'Assurance Maladie.

Ondes de choc : quelle place dans le traitement de la fasciite plantaire ?

Les ondes de choc extracorporelles sont un traitement de référence des fasciites plantaires chroniques, c'est-à-dire évoluant depuis plus de 3 mois malgré un traitement bien conduit. Elles ne remplacent pas les exercices : elles s'y ajoutent pour stimuler la cicatrisation du tissu.

Concrètement, le kinésithérapeute applique une pièce à main sur la zone douloureuse du talon : l'appareil délivre des impulsions mécaniques répétées qui stimulent les processus de réparation du tissu, avec un effet antalgique progressif. Une cure comprend classiquement 3 à 5 séances espacées d'environ une semaine, intégrées aux séances de rééducation. Le traitement est un peu inconfortable mais bref, et l'intensité est ajustée à votre tolérance. Les revues systématiques montrent un bénéfice supérieur au placebo sur la douleur à moyen terme dans les fasciopathies plantaires chroniques — l'une des indications les mieux documentées des ondes de choc, avec les tendinopathies d'Achille et rotuliennes.

Au sein de notre réseau, le cabinet KinéO2 Kiné Sport au Perreux-sur-Marne est équipé d'un appareil d'ondes de choc : votre kinésithérapeute intègre ce traitement au protocole lorsque l'indication le justifie, sur plusieurs séances, toujours en complément du programme d'exercices — jamais à la place.

Sources : revues systématiques Cochrane et méta-analyses sur les ondes de choc extracorporelles dans la douleur chronique du talon ; JOSPT, recommandations de pratique clinique « Heel Pain — Plantar Fasciitis » (révision 2023).

Les exercices à faire à la maison (étirements et renforcement)

Trois exercices suffisent pour couvrir l'essentiel : un étirement de l'aponévrose, un étirement du mollet et un renforcement progressif en montée sur pointe. La régularité compte plus que l'intensité : mieux vaut 10 minutes un jour sur deux pendant 3 mois qu'une semaine intensive vite abandonnée.

  1. Étirement de l'aponévrose plantaire (le matin, avant les premiers pas). Assis, jambe croisée sur l'autre genou, tirez doucement vos orteils vers le tibia jusqu'à sentir la tension sous la voûte. Tenez 30 secondes, 3 répétitions. C'est l'exercice le plus efficace contre la douleur du dérouillage matinal.
  2. Étirement du mollet contre un mur. Face au mur, jambe douloureuse tendue en arrière, talon au sol : avancez le bassin jusqu'à sentir l'étirement (30 secondes, 3 répétitions), puis recommencez genou arrière légèrement fléchi pour cibler le soléaire. Une cheville plus souple, c'est moins de traction sur l'aponévrose.
  3. Montées sur pointe, orteils surélevés (un jour sur deux). Debout, orteils posés sur une serviette roulée, montez sur la pointe des pieds en 3 secondes, tenez 2 secondes, redescendez en 3 secondes. Commencez par 3 séries de 12 répétitions sur deux jambes ; progressez vers une jambe puis avec du poids, selon les consignes de votre kinésithérapeute. C'est l'exercice qui recharge réellement l'aponévrose.

En complément, faire rouler une balle de tennis ou une bouteille d'eau fraîche sous la voûte pendant 2 à 3 minutes peut soulager, notamment le matin. C'est un antalgique d'appoint, jamais un traitement de fond.

Balnéothérapie : quand l'eau aide à reprendre appui sans douleur

La balnéothérapie est utile quand chaque pas est douloureux : immergé jusqu'à la poitrine ou aux épaules, votre poids apparent est réduit de 70 à 90 % selon le niveau d'immersion, grâce à la poussée d'Archimède, ce qui permet de marcher, dérouler le pas et travailler le mollet sans réveiller le talon. C'est une passerelle vers la reprise d'appui complet, pas un traitement isolé.

Dans les formes très douloureuses — celles où même la marche quotidienne entretient la douleur — le bassin permet de maintenir l'activité sans surcharger l'aponévrose : marche aquatique avant et arrière, montées sur pointe dans l'eau, mobilité de cheville. L'eau chaude a aussi un effet antalgique et décontracturant sur un mollet raide. À mesure que la douleur diminue, on réduit la profondeur d'immersion pour réaugmenter progressivement la charge, jusqu'au retour à l'appui complet à sec — la même logique graduelle qu'en rééducation d'entorse de cheville en balnéothérapie.

Bassin de balnéothérapie intérieur du cabinet Kinéau au Perreux-sur-Marne, avec échelle inox
Le bassin Kinéau au Perreux-sur-Marne : 50 m² d'eau chauffée à 32 °C pour travailler la marche en décharge.

Au sein de notre réseau, le bassin de 50 m² chauffé à 32 °C du cabinet Kinéau, au Perreux-sur-Marne, accueille ces séances aquatiques sur prescription. L'ensemble de nos prises en charge — kinésithérapie à sec, balnéothérapie, kiné du sport — est présenté sur notre page services de kinésithérapie et balnéothérapie.

Remèdes de grand-mère, semelles, repos : ce qui aide vraiment

Beaucoup de « remèdes » circulent sur la fasciite plantaire : certains sont d'utiles antalgiques d'appoint, d'autres font perdre du temps. Le tableau ci-dessous fait le tri : chercher à se soulager est légitime, à condition de ne pas passer à côté du traitement de fond.

Approche Verdict Pourquoi
Bouteille glacée roulée sous le pied Utile en appoint Effet antalgique de courte durée ; ne traite pas la cause
Repos total prolongé À éviter Déconditionne l'aponévrose ; la douleur revient à la reprise
Semelles orthopédiques (podologue) Utile chez certains Peuvent soulager l'appui, surtout pied plat ou métier debout ; en complément des exercices
Étirements quotidiens Recommandé Efficaces sur la douleur matinale, surtout combinés au renforcement
Renforcement progressif du mollet Traitement de fond Seule approche qui redonne au tissu sa capacité de charge
Cataplasmes, huiles « miracle », aimants Sans preuve Aucune donnée d'efficacité ; risque principal : retarder le vrai traitement

Deux compléments utiles : la perte de poids, quand elle est pertinente, réduit mécaniquement la traction sur l'aponévrose ; et des chaussures confortables et adaptées à votre activité limitent les pics de contrainte.

Fasciite plantaire qui ne guérit pas : que faire ?

Si la douleur persiste au-delà de 6 mois malgré un traitement bien suivi, il faut d'abord vérifier le diagnostic et la qualité du protocole avant d'envisager les traitements de seconde intention. Dans notre expérience, la plupart des « fasciites rebelles » sont des protocoles incomplets plutôt que de vrais échecs.

Les questions à se poser dans l'ordre :

  • Le diagnostic est-il le bon ? Une talalgie qui ne répond pas au traitement justifie une réévaluation médicale et une imagerie (échographie, IRM si besoin).
  • Le renforcement a-t-il vraiment été fait ? Sans recharge progressive du tissu, l'amélioration plafonne : étirements et massages seuls ne suffisent pas.
  • La charge a-t-elle été ajustée ? Garder le même kilométrage de course ou les mêmes journées debout entretient la pathologie.
  • Les ondes de choc ont-elles été essayées ? Dans les formes chroniques, elles améliorent les résultats du programme d'exercices.

Si tout cela a été fait correctement, votre médecin peut discuter une infiltration (avec parcimonie, car elle fragilise le tissu à répétition) ou d'autres options de seconde intention. La chirurgie reste exceptionnelle : elle ne se discute qu'après 6 à 12 mois d'échec d'un traitement conservateur complet et bien conduit.

Où consulter pour une fasciite plantaire à Paris et au Perreux ?

Notre réseau Kinés Paris compte 5 cabinets en Île-de-France. Pour la fasciite plantaire, l'orientation est simple : bilan et protocole d'exercices dans tous nos cabinets, ondes de choc chez KinéO2 au Perreux-sur-Marne, et séances en bassin chez Kinéau lorsque l'appui est trop douloureux.

KinéO2 Kiné Sport — Le Perreux-sur-Marne (94)

Notre cabinet dédié à la kinésithérapie du sport, au 76 avenue Ledru Rollin, est équipé d'un appareil d'ondes de choc et d'un plateau de réathlétisation pour la phase de reprise. C'est l'adresse à privilégier pour les coureurs et les formes qui traînent. Voir la page du cabinet KinéO2.

Kinés Paris Marais — Paris 3e (75003)

Au 20 rue des Gravilliers (métro Arts et Métiers), notre cabinet parisien assure le bilan, le protocole d'exercices et le suivi, en coordination avec KinéO2 si des ondes de choc sont indiquées. Voir la page du cabinet Kinés Paris Marais.

Balnéothérapie chez Kinéau — Le Perreux-sur-Marne (94)

Pour les formes très douloureuses à l'appui, les séances aquatiques se déroulent dans le bassin de 50 m² chauffé à 32 °C du cabinet Kinéau. L'ensemble de nos prestations est détaillé sur la page services kinésithérapie et balnéothérapie. Pour sécuriser le retour à l'entraînement après la rééducation, nos cabinets travaillent en lien avec les salles de sport Maison du Peps.

Ne laissez pas votre talon dicter vos journées

Bilan kiné complet, protocole de renforcement personnalisé, ondes de choc et balnéothérapie selon votre cas. Cabinets à Paris et au Perreux-sur-Marne.

Kinés Paris

Réseau de 5 cabinets de kinésithérapie en Île-de-France. Nos kinésithérapeutes diplômés d'État, spécialisés en kinésithérapie du sport et en balnéothérapie, prennent en charge les pathologies de surcharge du membre inférieur : fasciite plantaire, tendinopathies, entorses. Appareil d'ondes de choc au cabinet KinéO2 et bassin de 50 m² chauffé à 32 °C chez Kinéau, au Perreux-sur-Marne.

Avertissement médical : Cet article est à visée informative et ne remplace en aucun cas l'avis de votre médecin ou de votre kinésithérapeute. Les délais, exercices et pourcentages présentés sont des moyennes issues des recommandations professionnelles (Ameli, JOSPT) et de la littérature scientifique. Chaque protocole doit être individualisé en fonction de votre douleur, de votre activité et de votre évolution clinique. Consultez un professionnel de santé avant de débuter ou de modifier votre programme, et en cas de douleur inhabituelle, nocturne ou accompagnée de signes généraux.

Questions fréquentes sur la fasciite plantaire

Ce que nos patients nous demandent le plus souvent sur la fasciite plantaire et l'épine calcanéenne.

Le traitement de référence de la fasciite plantaire est conservateur : réduire temporairement les activités qui déclenchent la douleur, étirer le mollet et l'aponévrose plantaire tous les jours, puis renforcer progressivement le mollet et le pied en montées sur pointe. En cas de forme chronique (plus de 3 mois), les ondes de choc extracorporelles réalisées par le kinésithérapeute améliorent les résultats. Plus de 8 à 9 patients sur 10 guérissent sans chirurgie, mais il faut souvent 6 à 12 mois de progression régulière.

La fasciite plantaire est une souffrance de l'aponévrose plantaire liée à une surcharge mécanique : augmentation trop rapide du volume de course à pied ou de marche, station debout prolongée, surpoids, raideur du mollet et de la chaîne postérieure, pied très plat ou très creux, chaussures inadaptées. Elle touche surtout les adultes de 40 à 60 ans et les coureurs. L'épine calcanéenne visible à la radio est une conséquence de ces tractions répétées, pas la cause de la douleur.

Oui. L'évolution est favorable dans la grande majorité des cas avec un traitement conservateur bien conduit : plus de 80 à 90 % des patients guérissent sans chirurgie. En revanche, la guérison est lente : comptez plusieurs mois, parfois 6 à 12 mois pour les formes installées. Les récidives surviennent surtout quand on arrête les exercices dès que la douleur diminue ou quand on reprend le sport trop vite, d'où l'intérêt d'un protocole kiné progressif et suivi.

Le signe le plus typique est la douleur sous le talon aux premiers pas du matin ou après être resté assis, qui s'estompe à l'échauffement puis revient après un effort prolongé. La palpation du talon, côté interne, réveille la douleur. Le diagnostic est avant tout clinique : la radiographie ou l'échographie ne sont pas nécessaires d'emblée. Un kinésithérapeute ou un médecin élimine les autres causes de talalgie : fracture de fatigue du calcanéum, tendinopathie d'Achille, atteinte nerveuse.

Non, dans l'immense majorité des cas. L'épine calcanéenne est une excroissance osseuse secondaire aux tractions de l'aponévrose : de nombreuses personnes en ont une sans aucune douleur, et on peut avoir très mal sans épine. La retirer chirurgicalement ne traite pas la cause. Le traitement cible l'aponévrose elle-même : gestion de la charge, étirements, renforcement progressif, ondes de choc si besoin. La chirurgie reste exceptionnelle, réservée aux échecs après au moins 6 à 12 mois de traitement bien conduit.

Oui, le repos total est déconseillé : l'aponévrose a besoin de charge progressive pour cicatriser. La règle pratique : une activité qui laisse la douleur sous 3-4/10 pendant l'effort et ne l'aggrave pas le lendemain matin est acceptable. La course est souvent réduite en volume ou remplacée temporairement par le vélo ou la marche aquatique en bassin, puis réintroduite par paliers. Votre kinésithérapeute ajuste ces seuils séance après séance.